Editorial Tout savoir
Ce contenu explicatif très complet relate l'affaire sous le nom de "la tragédie du rocher". Il a été rédigé à partir de notes prises au procès de Décembre 2007, relu et validé par les personnes autorisées.
Editorial
Où est la vérité ? Où est la justice ?
- Quand depuis plus de six ans pas une preuve sérieuse n’a été apportée contre Antoine Kohnu qui ne cesse de répéter qu’il « n’a rien a voir avec ça » ?
- Quand, un chef de brigade en charge d’un lieu où a été trouvé un cadavre n’en assure pas une garde effective après l’enlèvement du corps alors que tous les indices n’ont pas encore été recherchés ?
Quand le « trou »de mémoire d’une heure d’un agriculteur et artiste Kanak qui vit sans montre en tribu sur sa petite île, devient l’indice probant de sa culpabilité, plusieurs années après la tragédie, pour ces juges d’une autre culture, alors que les lacunes des investigations criminelles n’ont même pas permis de déterminer , à douze heures près, les circonstances et le moment de la mort de la victime ?
- Quand l’ADN d’Antoine Kohnu n’a pas été retrouvé sur le cadavre et les effets de Mika Kusama et que l’ADN de Mika n’a pas été retrouvé sur le corps et les effets d’Antoine Kohnu ?
- Quand, d’autres prétendus « indices probants »apparaissent,des années après la tragédie, par la grâce d’objets qui n’ont pas été conservés sous scellés ?
- Quand les témoins entendus à la barre sont l’objet de considération différente au mépris du principe intangible de l’égalité de tous devant la loi ?
A la lecture de l’historique de l’affaire Kohnu, trop de questions restent sans réponse:
- Elles mettent en cause la pratique peu responsable de la brigade de gendarmerie de l’île des Pins.
- Elles mettent en cause l’enquête sur le terrain, expédiée par la « police scientifique » : lacunes, maladresses, approximations abondent.
- Elles mettent en cause une instruction judiciaire inique parce que bâclée, et menée largement à charge. Et là, il faut parler de gouffres plutôt que de lacunes. Le dossier Kohnu est un dossier sans éléments probants.
- Elles mettent en cause aussi une presse audiovisuelle et écrite sans concurrence, qui n’a aucune pratique d’un travail d’investigation indépendant, et qui, hormis les scoops qui gonflent les ventes, rend compte des évènements de manière suiviste, contribuant largement ainsi à façonner l’opinion.
Ces questions mais aussi DES DIZAINES D’AUTRES restent sans réponse.
Nous nous garderons bien de commenter la décision de justice qui a été prise le 12 décembre 2007 à l’encontre d’Antoine Kohnu.
Comme nous ne mettrons jamais en cause les jurés populaires qui ont eu la douloureuse mission de juger, en leur âme et conscience au procés de Décembre 2007.